L’humanité sait pour les loups-garous. De partout, des voix s’élèvent pour créer des réserves où parquer ces êtres surnaturels qui terrifient la population.
 

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The pain of a new life [PV Qahtan] - Terminé

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Aya CrossLycan
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MessageSujet: The pain of a new life [PV Qahtan] - Terminé  Lun 21 Nov - 16:59

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Qahtan vs Aya

The pain of a new life



J’ai fui le théâtre de l’horreur. J’ai tout abandonné derrière moi, sans me retourner. Hors de question pour moi de retourner à Aspen désormais. Pas après le massacre dont je suis l’auteur, et encore moins la mort d’un loup. Je n’ai rien pu faire pour l’empêcher. Du moins officiellement, car je suis revenue sur mes pas pour emmener son cadavre dans un lieu où personne ne pourrait le trouver. C'est ainsi que j'ai découvert qu'Aleksandr était toujours en vie. Du moins encore un peu. Je l'ai soigné comme j'ai pu, avec des plantes avant de l'abandonner à son sort. J'ai fait ce que j'avais à faire. Maintenant, mon destin m'attend. Cela ne devait être qu’une opération de routine, rien de plus. Sortir les deux soumis n’auraient pas du être aussi dramatique. Sauf que je ne m’attendais pas à devoir faire alliance avec une sorcière, et encore moins me retrouver face à ma mère. Inutile d’être un génie pour savoir que j’ai signé mon arrêt de mort. Les loups ont vu de quoi je suis capable. Mon compagnon aussi même s’il en avait déjà une assez bonne idée. Maintenant, je n’ai plus qu’une idée fixe : tuer tous les membres de The Order, tous jusqu’au dernier. C’est-à-dire moi. Ma rage est toujours présente et réclame son lot de sang. Je compte bien le lui offrir sans la moindre hésitation.

[…]

L’odeur de la neige fraîchement tombée emplit mes narines de façon insistante. Est-ce cela que d’être morte ? Je peine à ouvrir les yeux, m’y reprenant à plusieurs reprises tant la réverbération du soleil sur la neige est aveuglante. Avec précaution, je bouge mes membres les uns après les autres, constatant que mon corps répond à la moindre de mes sollicitations. Je n’ai pas la moindre explication à ce fait. Je devrais être brisée, incapable de me mouvoir. C’est tout l’inverse. La faim qui me tenaille est dérangeante, entêtante aussi. Cela faisait longtemps que je ne l’avais pas ressentie avec autant de force. Je me relève lentement, observant le paysage autour de moi. Je me trouve dans une petite clairière, non loin d’un ruisseau qui s’élargit en un petit lac à une dizaine de mètres de moi avant de reprendre son cours normal. Quelque chose a changé. Il demeure quelques traces à peine visibles de ma venue ici. J’entreprends de faire le chemin inverse avant qu’elles ne soient toutes effacées par la neige qui tombe. Ici et là, des tâches sombres m’apprennent que j’ai bel et bien été blessée. Je dois m’arrêter à plusieurs reprises, des vertiges s’emparant de moi l’espace de quelques secondes, laps de temps suffisant malgré tout pour mettre à mal mon équilibre.

[…]

Les premières minutes de conscience sont déroutantes pour la toute nouvelle louve. Elle ne comprend pas, s’agite, tente de prendre le contrôle de ce corps étrange dans lequel elle se trouve. Elle est encore trop faible pour cela. Bientôt, elle pourra. Elle répondra à l’appel de la lune qui s’arrondit. Pour le moment, elle ne veut qu’une chose, manger. Elle perçoit cette autre, cette humaine, qui semble habiter dans le même corps que le sien. Impossible de communiquer cependant, la jeune louve ne sait pas comment faire. Elle tente, remarque que cela oblige le corps à stopper pour ne pas tomber. Alors elle s’obstine à recommencer encore et encore.

[…]

Le sang ! Son odeur m’assaille alors que je me trouve encore loin du hameau. L’air en est saturé. Je manque de faire demi-tour. Il a quelque chose d’attirant, d’alléchant même. Nul doute que je doive me trouver au bord d’une nouvelle crise pour réagir de la sorte. Je m’impose de longs exercices de respiration avant de continuer à avancer. Je dois aller voir s’il y a des survivants avant de prévenir de ce qui s’est passé ici. Une simple mission de routine qui a viré à l’horreur, devant laquelle je me suis retrouvée impuissante. Pas un cri, pas une plainte, juste un silence de mort qui cohabite avec le bruit du vent dans les arbres. Je frissonne doucement, avant de réaliser que je n’ai pas froid. Ma tenue est en lambeaux. Mon état physique n’est peut-être pas aussi bon que je le pensais si je ne ressens pas la morsure du froid. Les premiers cadavres témoignent de l’horreur de l’attaque. Une quinzaine d’habitations compose le hameau. Le dernier lieu en date pour les recruteurs de The Order, la raison de ma présence à l’origine en fait. Cela ne comportait pas le moindre risque, je devais seulement venir, vérifier qu’il s’agissait bien de mes anciens camarades et mettre un terme à leur existence. Enfin ça, c’était avant que je n’arrive sur place, que les hurlements des habitants me fassent redouter le pire. Et le pire avait l’apparence d’un garou venu se faire un festin sur place, et pas à l’auberge malheureusement. Non, il avait choisi les locaux comme mets à déguster. Les femmes, les enfants, les hommes, les vieillards et même les nourrissons, voilà ce qu’il était venu chercher. Voilà pourquoi je n’ai pas hésité avant d’initier le combat. Sauf qu’il n’était pas fou, de cela je suis prête à le jurer. Non, ce loup savait parfaitement ce qu’il faisait, je l’ai lu dans son regard quand il a égorgé le bébé devant moi.

[…]

Je ne me souviens pas être sortie du hameau. Pourtant, je me trouve non loin de mon campement de base. Parfait, mon téléphone s’y trouve, je vais pouvoir prévenir quelqu’un. Je commence à délirer, mon état physique se dégrade peu à peu. Cela est déjà arrivé par le passé, à des militaires en territoire de guerre qui parvenaient, malgré des blessures mortelles, à rejoindre leur unité avant de mourir. Il ne me reste donc plus beaucoup de temps je suppose. Après quelques minutes de marche, je me hisse dans l’arbre qui me sert de camp de base. Avec le temps, j’ai appris à ne pas dormir au niveau du sol. Fouillant dans mon sac, j’en sors mon téléphone portable. La date indiquée sur l’écran me fait lâcher un cri de surprise. Trois jours… Je suis au troisième jour après le combat qui m’a opposée au loup. Ce n’est pas possible ! Mes moments d’absence sont donc plus fréquents que je ne le pensais. Il faut que je me hâte à envoyer ce maudit message.

[…]

La faim la tenaille toujours. Elle est parvenue à se nourrir un peu sur les cadavres, profitant d’un moment de faiblesse de l’humaine. Mais, ce n’était pas assez pour combler sa faim. Elle mord dans ses drôles de barres au goût immonde, mastiquant pour avaler au plus vite. Une chance qu’il y en a beaucoup, cela devrait suffire pour quelques heures. Bien qu’elle n’en soit pas certaine. La jeune louve se familiarise peu à peu avec son entourage, sans pour autant parvenir à communiquer avec son autre « moi ». Elle se demande à quoi peut bien servir le petit boîtier sur lequel l’humaine semble s’acharner. Quelque chose grandit en elle, son impatience. La nuit prochaine, elle pourra enfin sortir. Elle le sait instinctivement, la rondeur à venir de la lune l’appelle jusque dans le moindre de ses os.

[…]

Quelque chose ne va pas. Je le sens de façon plus réelle à mesure que le temps passe. Je n’ai même pas réalisé que je suis en train de manger mes barres énergétiques. Toutes mes barres ! Je rassemble mes idées pour tenter de comprendre ce qui est en train de se passer, sans y parvenir. J’hésite à prévenir mon compagnon de ma position afin qu’il vienne me rejoindre. Qahtan sait comment faire pour ramener mon calme. Avec un peu de chance, et notre lien de couple, j’espère qu’il ne dira à personne où je me trouve. Bien que logiquement, je sais qu’il devrait en avertir, si ce n’est le Marrok, au moins Adam. Qu’importe, je verrai bien de toute façon.

Un long frisson me parcourt, manquant de me faire lâcher mon téléphone. Pas besoin de dire où je suis, l’évidence vient de me transpercer.. Trois jours… Mes blessures étaient mortelles. Je me souviens encore des crocs du loup se refermant sur ma gorge. Machinalement, mes doigts glissent sur ma peau. Il ne reste que les marques de Riley et celle du vampire. C’est comme si je ne m’étais pas battue. Or, je sais que j’ai affronté le loup. Alors pourquoi ne suis-je pas encore morte ? La vérité qui s’impose à moi me fait chuter de mon perchoir. La réception me sonne à moitié, je reste sans bouger, partagée entre l’horreur et la terreur. J’ai survécu à l’attaque d’un garou alors que j’étais en train de mourir. Cela ne peut signifier qu’une seule chose et ce constat me fait m’agiter avec violence. Je refuse de mettre des mots sur ÇA ! Je dois agir et vite. Ma décision est prise dans l’instant. Je ne peux permettre que mon côté prédateur prenne vie. Trop dangereuse pour que le risque soit pris. Délaissant le message, je fouille dans mon téléphone à la recherche des phases de la lune. Elle sera pleine ce soir. Avec un peu de chance, et beaucoup de volonté, je ne survivrais pas à mon premier changement. Je comprends peu à peu que ma rage a changé de nature, que c’est désormais mon autre moi que je perçois. Un autre moi avec des crocs redoutables et un instinct meurtrier qui ne doit surtout jamais voir le jour. Je sais comment faire pour y remédier. Mais d’abord, je dois terminer envoyer un message pour prévenir qu’un garou hors de contrôle a fait des siennes. Ce sera mon compagnon, il saura quoi faire et qui alerter ensuite.

Message pour Qahtan:
 

J’appuie sur envoi une fois les coordonnées GPS saisies, avant de remettre mon téléphone dans mon sac. Il me faut marcher un peu maintenant. En fait, je passe le reste de la journée à forcer mon corps, à l’épuiser, pour être certaine que cette « chose » en moi ne dispose pas de ressources suffisantes pour me contrer. Je ferme mon esprit, ne cherchant même pas à entrer en contact avec elle. De toute façon, je ne sais pas comment faire.

[…]

Le moment est venu. Le soleil vient de se coucher et la lune commence sa course nocturne. Lentement, sur le qui-vive, je retire ce qui reste de ma tenue avant d’avancer vers le petit lac. Les garous ne savent pas nager, ils se noient. Il me suffit donc d’arriver au centre du plan d’eau avant qu’il ne soit trop tard. Ainsi, même si je viens à survivre au Changement, la louve mourra faute de ne pouvoir rejoindre le rivage. Je sais, la méthode est radicale, mais je n’ai pas d’autre choix que celui-là. Je suis à une dizaine de mètres du bord quand la douleur me cloue sur place. Je ne peux retenir un cri avant de mordre sauvagement mon avant-bras pour que personne ne m’entende. Je ne dois pas faiblir. Faisant appel à toute ma volonté, et incapable de mettre un pied devant l’autre vu que je suis tombée au sol, c’est en rampant que je poursuis mon chemin, refusant d’abandonner mon projet. Je ne suis plus que douleur quand mon visage touche enfin l’eau et que je me laisse glisser avant qu’il ne soit trop tard, avant que je ne puisse plus m’éloigner assez du bord pour empêcher l’animal qui arrive de parvenir à survivre.

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Qahtan Al MujahidLycan
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MessageSujet: Re: The pain of a new life [PV Qahtan] - Terminé  Mer 23 Nov - 23:28

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J'ai ramené les deux soumis le plus vite que j'ai pu et les ai laissé à l'hôpital sous la surveillance d'Aydan. Ne sachant quoi faire de la sorcière je lui ai demandé de rester avec Aydan.
En sortant de l'hôpital j'en profite pour appeler le marrok et lui expliquer toute la situation. Carte sur table, exactement ce qui s'est passé. Je lui dis aussi que je retourne sur place voir le corps d'Aleks et retrouver ma compagne.
Je raccroche sans en dire plus. Sans dire si je reviendrais ou non. Je ne le sais pas.

J'avale les kilomètres les mains crispées sur le volant, retournant sur le lieu du carnage.
J'ai déjà perdu trop de temps.
Je me gare au même endroit qu'à l'arrivée. Je marche en cercle à bonne distance, flairant de possibles hommes fraichement arrivés. Rien encore. Je m'avance entre les corps dont le sang a imbibé le sol. Mon loup gronde face à ces monstres. Ma compagne a fait du bon boulot mais je n'aime pas l'idée qu'elle ai tant de morts sur la conscience.
Je part à la recherche du corps d'Aleksandr pour lui offrir une sépulture. Tout du moins le changer de place.
A la place de son corps il ne reste qu'une grande tâche de sang sur le sol bétonné. Je sens l'odeur de ma petite louve. Elle l'a déplacée. Je souris face à la compassion qui l'anime. Il n'en avait pas autant pour elle. Je remonte la piste, tentant de sentir quelque chose à travers toute cette odeur métallique qui imprègne l'air.
Elle semble être partie en voiture puis être revenue, sa voiture est là mais pas garé exactement à la même place. Puis sa trace se perd entre les arbres. Pourquoi a t-elle abandonné sa voiture ?
Je ne peux pas continuer avec ma voiture. Je prend un moment de réflexion et monte dans mon pick up et roule une dizaine de kilomètre avant de le cacher dans un petit chemin forestier. Je note les coordonnées GPS de ma voiture sur mon téléphone et sors un petit sac à dos noir, les bretelles resserrées au maximum. J'y fourre mon téléphone, une petite bouteille d'eau, des barres énergétiques (depuis que je connais Aya j'ai appris à en avoir toujours sous la main) ainsi qu'un petit kit de premier secours avec une couverture de survie. Je m'enferme alors dans le coffre pour commencer la transformation.
Elle est plus rapide que d'habitude et étant tellement focaliser sur le fait de retrouver ma compagne, je sens à peine la douleur.
Le changement à peine terminer, j'ignore la douleur résiduelle dans mes pattes et bondit à l'extérieur, referme le coffre grâce à une sangle et retourne à la planque avant de suivre la piste d'Aya.

Je suis plus rapide qu'elle et j'espère arriver sans tarder près d'elle.
Ses pas m'emmène vers quelques maisons mais surtout une odeur immonde de sang séchées et de corps en décomposition. Je plisse le museau et et comtemple avec horreur un paysage de mort. Tout un hameau décimé par ce qui semble être un solitaire. Je suis la trace de ma louve qui est très présente à un endroit précis, tout comme l'odeur de son sang.
Je gronde et tourne pour retenir l'odeur du loup qui a pu lui faire du mal. Son corps n'est pas là alors elle n'est peut être pas morte. Mon loup m'alarme. L'odeur de notre compagne à changé. Je fais plus attention, tentant de faire le vide pour identifier la subtilité.
Mes oreilles se dressent, ma compagne a été transformé en louve. Le fils de chien !
Si je retrouve ce solitaire je lui promet une mort rapide. Grondant et tournant comme un chien enragé qui tente de retrouver la trace d'Aya non sans difficulté avec tout ces corps et ce sang partout.

Je fini par retrouver sa piste qui s'éloigne dans les bois encore une fois.
Le soleil est déjà tombé plusieur fois sans que j'arrête ma route mais là mon corps me hurle de manger et de m'arrêter. Mon estomac était tellement vide que les cadavres m'ont attiré le temps de quelques secondes. Je m'éloigne du champ de mort et dépose mon sac avant de chasser ce que je peux. Je me contenterai d'une perdrix et de trois heures de sommeil. Pas plus. La piste de ma louve s'arrête devant un arbre. Je lève la tête et aperçoit un semblant de plate forme. Je souris face à son ingéniosité. Futée petite louve.
Je reprends ma traque et je commence alors à sentir une toute petite présence quelque part en moi. Ma compagne. Je force le lien et tente d'établir un lien avec elle mais elle est tellement faible ... . Mon téléphone vibre !
Je m'arrête net et maudit mes pattes. J'appuie avec mon museau comme je peux sur le bouton et un sms d'Aya s'affiche. "Désolée". Je me fiche de la description du loup pour l'instant. Le désolée indique qu'elle est prête à mourir. Je force l'allure.

Le soleil comment à décliner. Je sens sa présence de plus en plus fort. Je suis un ruisseau qui s'ouvre sur un petit lac. Une forme sombre est à moitié immergée dans l'eau. Je puise dans mes dernières forces pour atteindre ma compagne qui tente manifestement de se noyer.
Plus j'approche plus j'aperçois des anomalies. Elle se transforme. Je lève le museau vers le ciel et aperçoit la pleine lune. Dans ma course folle je ne m'en suis même pas rendu compte.
Je lâche mon sac dans la neige et tire Aya hors de l'eau avant qu'elle ne se noie, sa tête pendant déjà dans les eaux noirs.

Son corps sursaute et je la lâche dès qu'elle ne craint plus rien. Son premier changement. Elle doit souffrir le martyr. J'assiste impuissant à sa transformation, couinant d'impuissance. Elle fini épuisée dans la neige. Une magnifique petite louve noire comme une nuit sans lune. J'attends encore un peu que la douleur physique s'échappe pour la pousser du museau, forçant le lien de couple pour que la louve s'ouvre à moi.



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MessageSujet: Re: The pain of a new life [PV Qahtan] - Terminé  Jeu 24 Nov - 12:50

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Qahtan vs Aya

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L’enfer s’est une nouvelle fois abattu sur terre et, chose peu courante depuis un certain temps, je n’en suis pas la responsable. Des bribes du combat me reviennent dans la journée. Celui contre ce lycan qui n’a pas compris tout de suite que je ne serais pas une proie facile. J’ai tenu aussi longtemps que possible, mais sa force a eu raison de ma rage. Pour la première fois depuis bien longtemps, j’ai perdu mon combat face à un être surnaturel. Mais, le pire reste à venir. Il m’a laissée pour morte. Ce qui aurait été dans la logique des choses. A la place, mon corps a résisté, s’est modifié, et me voilà devenue lycan à mon tour. Or, en connaissant ma propre folie, je sais que laisser venir au monde une louve dotée de mes capacités tient du suicide. Sans compter que je suppose que ma mise à mort a déjà été décidée suite au massacre que j’ai commis récemment. Jusqu’à ce jour, personne ne soupçonnait l’étendue de mes capacités. Maintenant, ils ont vu et savent que, malgré mon apparence frêle et inoffensive, je suis une machine de guerre parfaitement entraînée et rompue à bien des techniques de combat. Ce qui signifie que je ne suis plus qu’un danger pour la race lycanne et qu’ils feront tout pour faire en sorte d’abréger ma vie. Pour cela, je n’ai pas vraiment besoin d’aide. Je connais leurs points forts, mais surtout leurs points faibles. Et l’eau en fait partie. Les lycans ne savent pas nager. Après avoir prévenu mon compagnon du massacre du hameau, j’ai donc entrepris de m’épuiser pour empêcher que je survive à la nuit à venir. La lune est à son apogée, ce qui signifie que je vais subir mon premier changement. Je dois donc agir de sorte à ne pas en réchapper si jamais je parviens à survivre. C’est la raison qui m’a poussée à me rendre au petit lac. Une fois au centre, même si la louve prend forme, elle se noiera sans le moindre doute. Dommage pour moi, je n’ai pas tenu compte de tous les paramètres et je suis à quelques mètres de mon but quand tout commence. Je puise donc au plus profond de moi-même pour mener cette dernière mission à son terme.

Venir au monde n’est jamais une partie de plaisir, mais là, la louve découvre l’horreur absolue de la souffrance quand le corps de l’humaine commence à se modifier. Les os craquent les uns après les autres, se brisent même, pour se réaligner dans la bonne configuration. Elle ne réalise même pas l’arrivée de son compagnon, encore moins le fait qu’il l’éloigne de l’eau pour l’empêcher de se noyer. Son humaine hurle intérieurement, impuissante face à ce qu’elle considère comme une horreur. Aucune communication ne s’est encore établie entre les deux parties de ce nouvel être. La toute jeune louve manque, à plusieurs reprises, de perdre la vie, tant la volonté de son humaine s’oppose à la sienne. Après les os vient la fourrure qui se déploie telles des milliers d’aiguilles transperçant le corps déjà affaibli. La louve gémit de douleur, en arrive à ne plus supporter le moindre contact alors que son humaine, comprenant que la partie est perdue pour cette fois, abdique et se retire dans un recoin de l’esprit de la louve, coupant toute forme de communication avec son autre qu’elle refuse d’accepter. Un pelage entièrement noir finit par recouvrir le corps entièrement. De taille moyenne, pour une centaine de kilos environ, la jeune femelle reste au sol, les yeux clos, épuisée par ce premier changement auquel elle a survécu. Ce dernier a duré près de quarante-cinq minutes et la nourriture avalée n’a pas suffi à ce que la demoiselle dispose de ressources énergétiques suffisantes. Le corps encore douloureux, elle reste immobile, couchée sur le flanc, la respiration saccadée. Il lui faut récupérer maintenant avant de pouvoir envisager faire le moindre mouvement. Même le souffle du vent lui est désagréable sur sa toute nouvelle fourrure sombre.

Quelque chose vient agacer son esprit, semblant vouloir y pénétrer de force. La louve sait que cela ne vient pas de son humaine. Ses prunelles dorées finissent par s’ouvrir alors qu’elle sent qu’on la pousse avec ménagement. Elle découvre un autre lycan face à elle. Sa réaction est immédiate, elle montre les crocs pour éloigner l’individu mâle. Comment sait-elle que ce n’est pas un loup normal ? Simplement parce que son instinct le lui dit et tente aussi de lui faire comprendre qu’elle le connaît. Difficile pour elle d’assimiler tout ce qui est en train de se passer en ce moment. Ses sens décuplés la rendent sensible au moindre bruit, à la moindre variation de son environnement direct. Elle tente de s’éloigner, se mettant péniblement sur ses pattes, devant même s’y reprendre à plusieurs avant d’être capable de conserver son équilibre. Dire que marcher à quatre pattes est plus simple qu’à deux n’est pas si évident que cela. La jeune louve recule de quelques mètres, cherchant à coordonner ses mouvements à sa nouvelle condition. Mais, si elle n’a pas encore compris qui se trouve en sa présence, une autre le sait. C’est le moment que choisit son humaine pour tenter de dialoguer, un bref instant, juste pour l’avertir que ce lycan n’est autre que leur compagnon. Ce qui, pour la louve, ne signifie pas grand-chose en fait. Elle a déjà du mal à assimiler sa nouvelle condition.

D’une démarche pas encore complètement assurée, elle approche de l’eau avant de reculer vivement. Son instinct l’informe qu’elle ne doit surtout pas y aller. Elle finit par faire face à l’autre lycan, penchant légèrement sa tête sur le côté droit, le fixant de ses prunelles dorées. Il y a toujours cette « chose » qui tente de l’approcher, ce qui comment sérieusement à l’intriguer, autant que l’agacer. Elle dévoile une nouvelle fois ses crocs brièvement pour le tenir à distance d’elle. Si l’humaine est une vraie pile électrique, la louve semble plus calme, plus posée. D’une certaine façon, elle a l’impression d’avoir toujours existé sans jamais avoir pu le faire savoir. Elle finit par se remettre en mouvement, lentement, s’habituant à sa nouvelle démarche avant de tourner autour du mâle. Pour le moment, il ne s’est pas montré agressif. Non, il semble juste attendre quelque chose. Et ce quelque chose semble lié à ce qui perturbe son esprit. C’est comme si un fil tentait de s’y installer sans son accord. La jeune louve finit par stopper face au loup, son regard ne le quittant pas un seul instant. Que peut bien lui vouloir ce curieux fil ? Machinalement, parce qu’elle ne sait pas comment faire autrement, elle tente de l’attraper mentalement pour le repousser. C’est l’effet inverse qui se produit. Voilà qu’il s’accroche à son esprit avec force. Et, avec lui, un flot d’émotions diverses qui la déstabilisent au plus haut point. Un mot ressort de toute cette pagaille mentale : liés. Doucement, les images prennent forme et lui révèlent ce que son humaine a tenté de lui dire. Approchant, avec une certaine réserve malgré tout, elle vient toucher le museau du loup avec le sien une fraction de seconde avant de reculer… et de se retrouver les quatre fers en l’air dans sa précipitation. Ce qui l’a fait grogner sourdement. Vexée, elle se redresse puis s’assoie avant de lever le museau vers la lune pour hurler.


Séparée mentalement de ma louve pour le moment, je tente de faire un point rapide de la situation. Qahtan m’a retrouvée, mais mes nouveaux sens m’informent qu’il est venu seul. Et, honnêtement, je le vois mal me livrer aux autorités lycannes pour être mise à mort. Bon, j’ai échoué dans mon action, mais ce n’est que partie remise. Je vais simplement devoir patienter un peu. Ma louve, quant à elle, découvre un tout nouvel univers qu’elle a bien du mal à comprendre. J’avoue, je ne fais rien pour l’aider non plus, je n’en ai pas envie. Je ne parviens pas à oublier que je suis devenue encore plus dangereuse que je ne l’étais avant. Hormis le fait que j’ai intérêt à éviter l’argent désormais. Contrairement à mon nouveau moi, et même si je ne le maîtrise pas encore complètement, je sais me servir du lien de couple. C’est ma seule chance pour que mon compagnon comprenne que cette situation me terrifie bien plus que tout le reste. Ne pouvant passer en force pour reprendre le contrôle -je doute que ma louve me laisse faire-, je m’insinue sans bruit dans le lien pour y faire passer mes émotions. D’ailleurs, un autre problème va rapidement survenir, celui de reprendre forme humaine. Et, vu ce que j’ai tenté, j’en connais une qui ne va pas forcément me faciliter la tâche. D’autant plus qu’elle comme moi, nous sommes épuisées par la transformation et qu’il va falloir songer à recharger les batteries à un moment ou à un autre. En clair, il va falloir manger. Et là, autant ma louve va avoir un appétit sur-développé, autant moi, ce n’est pas le cas. Je finis par retourner me blottir dans un coin de son esprit, trop fatiguée pour rester en éveil constant. J’espère juste que mon compagnon a compris que j’ai besoin de son aide et que le lien entre ma louve et moi n’est pas encore fait, que nous sommes encore deux entités différentes et séparées. Lui saura forcément quoi faire après tout.

La toute jeune louve ne s’est pas rendu compte de ce qu’à fait son humaine, trop occupée à apprivoiser son nouvel état. Pour le moment, elle ne sait qu’une chose, elle a faim. Réellement faim et qu’il faut qu’elle trouve de quoi manger, si possible autre chose que ces infectes barres. Elle se rappelle brutalement du village et des cadavres qui s’y trouvent. Se relevant, elle décide qu’ils lui serviront de repas. Et c’est tout naturellement qu’elle en prend la direction, sans se soucier de savoir si le mâle va la suivre ou non. Une seule chose l’obnubile pour le moment : manger.

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Qahtan Al MujahidLycan
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MessageSujet: Re: The pain of a new life [PV Qahtan] - Terminé  Mer 30 Nov - 18:13

Je patiente, enfin nous. Je laisse d'ailleurs mon loup prendre le dessus car c'est à lui de gérer une louve, pas à un humain. Elle grogne, montre les crocs, j'aime sa combativité.
Je ne bouge pas d'un poil. Assis devant elle. J'attends encore qu'elle s'habitue à sa nouvelle condition.
Une nouvelle louve est venue au monde. Il faut lui laisser le temps. Elle marche, grogne, me fixe, chancelle sur ses toutes jeunes pattes. Sa fourrure sombre capte les rayons de la lune et je la contemple comme un homme regarderait une icône religieuse.
Elle est belle. Ma petite louve, ma compagne. Mienne.

Je me retiens d'aller l'aider à ne pas tituber, de lui lécher de le museau de la taquiner même.
Je sursaute lorsqu'elle laisse le lien de couple pénétrer en elle. C'est brusque et je sens qu'elle peut enfin sentir que je ne lui veux pas de mal. Elle semble comprendre et approche son museau du mien. Je ferme les yeux mais la voila qui s'éloigne déjà et tombe à la renverse. J'ouvre la gueule dans un sourire lupin et la voila qui ronchonne,vexée.
Je me couche et l'observe encore. Elle est très calme.
Elle s'éloigne. Tout comme Aya, elle est indépendante. Je jappe et la rattrape.
Les nouveaux loups ont toujours faim après leur première transformation. Manque de chance je ne lui ai pris que des barres énergétique et n'ai pas eu le temps de chasser.
Je tente de rentrer en contact avec elle. Je vois bien qu'elle prend le chemin du village ou il n'y a qu'à baisser la tête pour tomber sur un cadavre.
Je ne sais trop comment m'y prendre mais je tente de lui faire comprendre qu'un loup ne mange pas de cadavre. Il chasse.
Je trépigne sur mes pattes devant elle et la pousse à aller dans une autre direction.
Nous sommes près d'un point d'eau il doit y avoir un peu de gibier dans le coin. Je sautille sur place la poussant vers l'autre direction. Viens ma petite louve suis-moi. Viens ressentir l'ivresse de la chasse.
J'inspire et tente de trouver une piste rapidement pour ne pas qu'elle se détourne et cherche la facilité. Un chevreuil.
Moi aussi j'ai faim, mais ma louve d'abord. Je l'incite à suivre la piste de l'animal.
Aya est une très bonne chasseuse, je ne doute pas que sa louve le soit aussi et que l'envie de suivre la piste ne l'enivre pas rapidement.

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Aya CrossLycan
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MessageSujet: Re: The pain of a new life [PV Qahtan] - Terminé  Mer 30 Nov - 22:08

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La jeune louve peine à se faire à son nouvel environnement, sans compter la présence de ce mâle qui semble l’observer, voir même se moquer d’elle lorsqu’elle finit les quatre fers en l’air. Caractérielle la demoiselle, elle décide de bouder pour faire connaître son mécontentement. Surtout que bon, entre ce lien qui s’est attaché à elle, et le fait qu’il semble que ce lycan soit son compagnon, il y a de quoi perturber une lycanne à peine née que son humaine a tout de même voulue tuer. Pour l’heure, les deux ne communiquent pas, s’ignorant totalement. La louve ignore qu’elles ne font qu’une, contrairement à son humaine qui se garde bien de le lui faire savoir. Surtout que pour le moment, il y en a une qui a faim et qui sait où trouver de quoi manger. C’est donc sans se soucier du mâle qu’elle prend la direction du village. Secouant la tête par moment, elle montre les crocs au mâle qui semble vouloir communiquer. Voilà qu’il lui barre la route et qu’il saute sur place. La nouvelle née l’observe sans comprendre ce qu’il veut lui dire. Oreilles couchées, elle gronde sourdement, comme pour lui dire de la laisser passer. Le village ne se trouve pas dans la direction qu’il semble vouloir qu’elle prenne, elle en est certaine. C’est tout de même curieux. Elle finit par s’asseoir, attendant de voir, de comprendre aussi, ce qu’il tente de lui faire savoir. Pas simple quand tout est nouveau et qu’il faut s’habituer à des sensations inconnues jusqu’alors.

Quand ma louve décide d’aller faire un repas au village, je n’ai d’autre choix que de faire appel à mon compagnon pour qu’il intervienne. Je ne peux pas le faire, je ne veux pas le faire. L’idée même de communiquer avec mon autre moi me file de l’urticaire. Je ne fais donc rien qui puisse lui venir en aide. Cela, je suis certaine que Qahtan le ressent. Il connaît ma position, savait que je ne voulais pas ce qui vient de se passer. La situation pourrait m’amuser si elle ne risquait pas de prendre une tournure dramatique si jamais ma louve parvenait à se nourrir sur les cadavres. J’observe le manège de mon compagnon, enfin de son loup. Il cherche à détourner l’attention de ma part animale, c’est certain. Seulement voilà, elle semble aussi têtue que moi. Bien que plus calme étonnament. je viens de le remarquer. Elle ne ressemble en rien à ces jeunes lycans un peu fous que j’ai pu croiser à l’occasion. Quelque chose attire mon attention dans le comportement du lycan. J’ai compris ce qu’il cherche à faire. Maintenant, il faut qu’elle comprenne aussi, et là, c’est pas gagné. Me voilà face à un choix cornélien que j’aurais préféré ne jamais avoir à faire. J’inspire profondément, laissant filtrer lentement mon besoin de chasse si soigneusement enfoui en moi et conditionné. Avec un peu de chance, il va se communiquer à ma louve sans que j’intervienne plus qu’il ne faut.

Quelque chose d’étrange se passe dans l’esprit qu’elle ne comprends pas immédiatement. Elle se relève, approchant du loup, sans pour autant forcer le passage. Elle tourne la tête un bref instant vers l’endroit où il semble vouloir aller. Une odeur attire son attention. Quelque chose de vivant. Instinctivement, elle hume l’air pour savoir d’où elle vient. Elle ne sait pas ce que sait, mais elle se dirige vers l’endroit d’où elle provient. À mesure qu’elle avance, sa démarche se modifie sans qu’elle ne le réalise. Comme si la chasse était naturelle pour elle et finit par découvrir l’objet de ses recherches : un cheveuil. Instinctivement, elle passe sous le vent pour ne pas être repérer. Elle note que le mâle l’a suivie, mais qu’il n’intervient pas. Possible que ce soit un passage obligatoire pour les nouvelles. L’animal n’a aucune chance quand elle s’élance, même s’il la fait courir un peu. D’ailleurs, cela éveille en elle une sensation grisante. Nouvelle mais tellement puissante qu’elle finit par mettre la bête à mort en lui tranchant les muscles des pattes arrières en premier avant de l’égorger. L’odeur de la viande fraîche la saisit et elle referme ses crocs pour gober un morceau de chair encore tiède. Elle redresse la tête, le museau ensanglanté, la tournant vers le lycan pour voir ce qu’il va faire. C’est tout de même meilleur que les cadavres. Une fois rassasiée, la jeune louve se coucher non loin, ne sachant pas quoi faire en fait. Il reste une bonne partie du chevreuil encore, mais la demoiselle n’a plus faim. Du moins pour le moment.

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MessageSujet: Re: The pain of a new life [PV Qahtan] - Terminé  Mar 6 Déc - 11:46

J'ignore les crocs dévoilés, il en faut plus que ça pour me faire abandonner. La louve est perplexe, s'assoit en face de moi pour savoir quoi faire. Une étincelle passe dans ses yeux et je ressens enfin, bien que très subtilement, la présence d'Aya. Elle accepte enfin d'aider un tout petit peu sa louve.
Je sais très bien qu'elle ne voulait pas devenir louve, qu'elle a peur de ses capacités, peur de faire un massacre.
Et pourtant j'étais certains qu'elle serait parfaite en garou. Le fait que son côté humain ai déjà une part animale ne pouvait qu'être un atout pour contrôle la partie louve. La preuve est là. Sa louve est calme et semble raisonnable et réfléchi. Tout du moins beaucoup plus qu'une grande partie des jeunes loups, voir de tous.
Elle tourne enfin la tête et repère la piste du chevreuil. J'attrape rapidement dans ma gueule mon sac d'affaire et la suit à bonne distance, la laissant faire. Souvent c'est l'alpha qui guide la chasse ainsi que la meute durant la première transformation, mais ici c'est différent. Aya n'a pas souhaité être louve, et la chasse est surement pour l'instant la seule chose qui peut rassembler les deux parties d'elle-même. Je la laisse alors guider un peu sa part lupine qui semble faite pour ça.
Elle est discrète, stratégique et arrive rapidement à abattre le chevreuil. Encore une chance que cet animal soit passé par ici sinon je ne vois pas comment j'aurai réussi à stopper la louve.
Je l'observe mettre à mort l'animal et mon ventre gronde. Envie de manger aussi. J'attends toutefois patiemment qu'elle finisse sa part, comme je le ferai pour mon alpha. D'ailleurs je prête enfin attention à la dominance de la louve. Elle irradie littéralement et me dépasse même. Mon loup est perplexe. Nous n'avons jamais croisé de femelle plus dominante.
J'ai entendu qu'en Amérique les femelles plus dominantes étaient tué ou de toute façon pas mordu dans le but de devenir louve. La société louve est très machiste. Ma prime éducation a fait que je l'ai été, mais vivre avec une femme vampire beaucoup plus puissante que moi m'a bien fait comprendre que la puissance n'a rien à voir avec le sexe mais avec la personnalité.
Avec du temps, du travail, de la confiance en elle, Aya pourrait devenir une bonne alpha.
Elle est encore trop impulsive mais la présence de sa louve devrait la guérir de ses idées noires du moment. Elle protège les autres, même ceux qui ne l'apprécie pas, une bonne qualité pour un meneur de loup. Je l'observe encore, me disant que si elle le souhaite je pourrais la seconder et nous pourrions bâtir notre propre meute, loin du marrok et de The Order.
Le museau rougit par le sang, elle s'éloigne du cadavre pour se coucher sous le couvert d'un arbre. J'avance a pas prudent et commence à mon tour à me restaurer. La viande est encore chaude et cela fait un bien fou de pouvoir enfin se mettre quelque chose de consistant sans la dent après une telle aventure. Je mange juste ce dont j'ai besoin avant de regarder ma louve.
Il faut que je puisse lui parler. Cette jeune garou ne sait pas ce qu'elle doit faire et Aya doit comprendre qu'elle doit maintenant accepté cette part d'elle-même et ne pas la laisser seule.
Je lèche rapidement le museau de la petite louve avant de m'éloigner pour changer.
Je suis encore fatigué mais au moins repu. La douleur est difficile à supporter et le froid sur ma peau sensible est mordant mais je fini enfin par reprendre forme humaine et m'habille avec les vêtements transporté dans mon sac.

Je regarde la louve, accroupie à son niveau mais à bonne distance, attends, qu'elle prenne le temps de s'habituer à cette nouvelle forme.

- Bonjour petite louve.

Ma voix est un peu cassée par la fatigue mais se veut douce et rassurante.

- Tu es magnifique tu sais.

Je souris et continue.

- Tu dois surement te demander ce que tu fais là. C'est normal. Comme moi tu as deux formes. Une loup et une humaine dis-je en désignant mon corps. Vous ne faite qu'un.

Je prends une légère inspiration. Il est de temps qu'Aya se mêle de tout ça.

- Aya ... ne la laisse pas seule. Elle est ta soeur, ta moitié, ton autre, appelle la comme tu veux. Elle non plus n'a pas choisis de partager un corps avec toi. Tu n'as pas le droit de la laisser. Et rends toi compte comme elle est belle et puissante. Tu avais peur de devenir une bête assoiffée de sang mais regarde là, sens là. Elle est plus censé que certains loup garou même ayant déjà plusieurs années.

Je m'arrête alors de parler, laissant mes paroles tourner dans l'esprit de ma petite louve. Espérant qu'elle fasse le bon choix et qu'elle tente de faire connaissance avec sa nouvelle "colocataire".
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MessageSujet: Re: The pain of a new life [PV Qahtan] - Terminé  Mar 6 Déc - 21:03

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Détourner mon nouveau moi de son envie de cadavre n’a pas été simple, impliquant le fait qu’il me faille communiquer avec ma part lupine à minima alors que je n’ai vraiment aucune envie de le faire. Changée de force, je n’accepte pas le danger potentiel que je représente. Dangereuse, je l’étais déjà avant, mais là, ma nouvelle nature décuple mes capacités de destruction à un niveau que je peine à évaluer. N’ayant pas réussi à me noyer à cause de l’intervention de mon compagnon, du moins pour le moment, j’opte pour limiter la casse du mieux que je peux. Au moins, la louve semble avoir une facilité naturelle pour la chasse. Rien de surprenant puisque j’ai été élevée comme un animal sauvage. Ce qui, visiblement, est un plus non négligeable dans ma situation actuelle. Je sais bien qu’un lycan ne peut survivre s’il ne fait pas alliance entre ses deux parts distinctes. Compter sur cette donne n’est pas une bonne chose, cela reviendrait à prendre le risque de voir la louve devenir folle et hors de tout contrôle. Et, je n’ose imaginer de quoi elle serait capable dans ce cas. Pas certaine que le terme apocalypse soit suffisant pour décrire le chaos qui arriverait. Bien que ma communication soit limitée avec la louve, c’est le comportement de mon compagnon qui me surprend. Je ne comprends pas vraiment pourquoi. Logiquement, il aurait dû prendre la tête de la chasse une fois cette dernière lancée. Or, il ne le fait pas, restant même en retrait, la laissant manger la première. Son comportement n’a rien de rationnel, pas même dans un couple de lycans. Je le sais, les mâles mangent toujours en premier, hormis la femelle de l’alpha. Et, vu ma forme actuelle, difficile de lui poser directement la question. Je préfère rester dans mon coin, sachant qu’une fois restaurée, la louve n’aura plus envie d’aller croquer dans les cadavres.

Chasser est curieux, excitant, étrange même, naturel aussi pour la nouvelle louve. Elle n’a aucun mal à trouver ses marques, à pister, puis à mettre à mort le chevreuil une fois ce dernier rattrapé. Non, elle mange de bon cœur avant de s’installer à l’écart, ne se souciant toujours pas plus du lycan que cela. De toute façon, elle ignore encore tout des règles régissant sa nouvelle vie. Lorsque le mâle s’approche du cadavre encore chaud, elle se contente de dresser les oreilles, sans pour autant faire tout autre mouvement. S’il a faim, qu’il se serve après tout. Ce n’est pas son affaire. Ce qui ne l’empêche pas de montrer une nouvelle fois les crocs en réponse au fait que le lycan vienne lécher son museau. Avant de s’éloigner et d’opérer son changement. La jeune louve se fait attentive, comme si ce moment était important sans qu’elle ne sache pourquoi. Bientôt, à la place du loup se dresse un humain, grand, le teint mat et entièrement nu. Oreilles couchées, la louve se tient prête à riposter à une attaque possible. Comment a-t-il fait cela ? La louve reste sur ses gardes quand l’humain approche, même s’il reste à bonne distance. Étrangement, il sent le loup. Elle secoue doucement la tête en signe d’incompréhension, restant sur la défensive. Voilà qu’il se met à lui parler ! Mais, elle n’a rien demandé, elle. Juste pouvoir manger et qu’on lui fiche la paix ! Aussi caractérielle que son humaine, bien que plus calme, plus posée aussi. Deux formes ? Une humaine et une louve ? Les informations peinent à prendre forme dans le jeune esprit lupin. Doucement, elle commence à comprendre que l’humaine qu’elle ressent en elle est son autre facette. Mais, le dialogue ne parvient toujours pas à s’installer entre les deux. Et le loup finit par ne plus s’adresser à elle, ce qui l’a fait grogner de mécontentement, apostrophant son humaine pour qu’elle se décide enfin à se mêler de toute cette histoire. Pour toute réponse, la jeune louve éternue plusieurs fois de suite. C’est elle qui est présente, pas l’humaine.

Le changement de Qahtan me file des frissons dans le dos. Visiblement, il y en a une qui a vite fait impasse sur son propre changement récent puisqu’elle ne semble pas réagir. En fait, je sais bien que c’est parce qu’elle ignore tout de sa nouvelle nature que la louve réagit ainsi. Ne faisant rien pour l’aider, elle n’est pas prête de comprendre quoi que ce soit. Quand mon compagnon choisit de s’adresser directement à moi, je ne peux m’empêcher de noter que cela ne convient pas à la louve. Malgré tout, difficile de lui dire qu’il a tort. Je sais bien qu’elle n’a rien demandé non plus. Comme moi, elle ne fait que subir le fait que mon corps soit parvenu à s’adapter à la magie lupine après une attaque qui aurait dû m’être mortelle. Je déteste quand il me fait la morale et qu’il a raison. Et Qahtan le sait bien. Visiblement, il ne me mettra pas à mort dans l’immédiat, donc, d’une façon ou d’une autre, il va bien falloir que je retrouve ma forme initiale. Sauf qu’un grognement réprobateur intérieur m’informe que la louve est plus à l’écoute de ma présence que je ne le croyais. Je lui réponds sur le même ton, ce qui la surprend. Ah oui, elle est pas tombée sur la bonne humaine pour faire sa loi, je suis tout sauf une petite chose fragile qui court se cacher quand elle aperçoit un danger. Au contraire même, je fonce tête baissée dedans. Je constate le résultat maintenant. C’est alors que quelque chose me frappe dans les propos de mon compagnon. Puissante. Qahtan est un dominant, il pourrait être alpha, je le sais. Donc, en toute logique, il peut forcer la louve à se retirer pour discuter avec moi. Or, il ne le fait pas, sachant pourtant à quel point je redoutais ce changement. Me servant de mes nouveaux sens un peu comme je peux, je cherche à isoler sa dominance, chose relativement aisée, puis la mienne. La louve ne comprend pas ce que je fais, mais ne semble pas apprécier que j’agisse dans mon coin. Je la laisse râler intérieurement tout en me concentrant. Une chose à la fois sinon je ne vais pas y parvenir. Isoler ma propre dominance est loin d’être facile et il me faut plusieurs minutes pour y parvenir. Ce que je découvre me fait me redresser sur mes quatre pattes en un éclair. Je suis condamnée à mort. Bon, je l’étais déjà, ce qui ne change pas grand-chose au final. Mais là, le souci est autre. Ma dominance est plus importante que celle de Qahtan, ce qui signifie qu’aucun lycan n’aurait pris le risque de me changer, les femelles ne jouant qu’un rôle secondaire dans les meutes. Et celles, trop dominantes, sont mises systématiquement à mort. Pour le coup, je ne cherche même pas à dissimuler mon raisonnement à la louve.

Je la sens s’agiter en moi avec force à l’idée de mourir pour ce qu’elle est. Un peu contrainte et forcée, j’interviens avant que la situation ne dérape et qu’elle n’échappe à tout contrôle. Mon intervention a au moins le mérite d’attirer son attention sur moi. Je réalise qu’elle ne comprend pas, qu’elle est totalement perdue en fait. J’ai quelques notions d’avance pour ma part concernant mon nouvel état, ce qui risque de m’être d’une aide précieuse. À la condition, évidement, que je me décide à instaurer un début de dialogue avec mon autre moi. C’est bien cela le plus difficile pour moi. Mais, je sais ne pas avoir le choix. Un peu (beaucoup ?) à contre cœur, je me décide finalement à tenter de communiquer avec la louve. Enfin mon autre moi. J’ai encore du mal avec cette nouvelle donne. Par touches, je lui explique ce qui vient de se passer, lui expliquant qu’elle et moi ne faisons qu’une avec une nature différente, immortelle aussi. Qu’une partie de ce qu’elle ressent provient de moi et inversement. Ce qui l’agace, la perturbe aussi. Elle commence à tourner en rond, ce qui me fait sourire. Nous disposons du même tic quand il s’agit de réfléchir, de faire le point sur une situation donnée. Et cela, mon compagnon le sait parfaitement. Il ne peut donc ignorer qu’un embryon de communication s’est installé entre ma part lupine et moi-même. Reste le plus compliqué malgré tout, faire comprendre, et admettre à ma louve, qu’elle doit me céder la place et là, je sens la panique l’envahir brusquement. Le souvenir de son changement vient de remonter à la surface de son esprit. Et la douleur qui va avec aussi. Je puise en moi pour la calmer, pour qu’elle comprenne que c’est un passage obligé, qu’elle ne peut rester ainsi en permanence. Il me faut bon nombre d’arguments avant qu’elle ne cède à ma requête. Changer ne m’enchante pas non plus, je l’avoue. Ma louve finit par se coucher au sol avant de gémir doucement. Je finis par reprendre forme humaine au bout d’un temps qui me semble infini et au prix d’une douleur sans nom. Je reste au sol, incapable de faire le moindre mouvement, canalisant ma propre panique face à ce de ce que je suis devenue. « Il les a tous tués, je n’ai rien pu faire pour l’en empêcher. Même les bébés… J’aurais dû mourir aussi… » Mes premiers mots sont terribles, je le sais, mais il faut que mon compagnon comprenne que mon changement est le résultat d’un combat et non de ma volonté propre. Je tente de me redresser, mais je suis encore trop faible pour bouger. Surtout que sentir ma louve en moi me perturbe bien plus que je ne l’aurais pensé.

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MessageSujet: Re: The pain of a new life [PV Qahtan] - Terminé  Ven 16 Déc - 17:31

Je ne bouge toujours pas. Observant en silence. La louve éternue, bougonne. Je me retiens d'agir et bride aussi mon loup qui aimerait rassurer cette toute jeune louve.
Mais le plus important est qu'Aya fasse connaissance avec sa nouvelle moitié. Qu'elle s'ouvre à elle et inversement. Les premiers instants sont cruciaux pour l'équilibre futur d'un loup-garou.
Je retiens un sourire lorsque la louve tourne en rond, retrouvant Aya dans ces mimiques.Elle a enfin instaurer le dialogue. Je pose un regard empli de fierté sur elle. Elle fera un loup garou fort et puissant. Je suis aussi certains que le caractère des deux permettra d'avoir un individu stable et équilibré. Il faut juste du temps à ces deux pour s'apprivoiser.
Je rumine contre ceux qui ne voyait en Aya qu'une machine à tuer. Ils semblent fermer les yeux sur tout ce qu'elle a pu faire pour les loups. Ils ne voyent pas la bonté qu'elle peut avoir et le désinteressement aussi. L'idée de retraverse l'esprit. Elle ferait un bonne alpha. Mon loup grogne. Une femelle alpha ? Je souris en coin. Oui. Cette petite louve a de l'avenir en tant que dominante, et maintenant elle a tout le temps pour elle.
Je souris. Le temps qui court n'est plus un problème pour notre couple maintenant.

Je continue d'observer la louve, c'est d'ailleurs assez comique de voir ce dialogue intérieur qui transparait dans ses gestes.
Elle se couche. J'avance à peine d'un pas et sent l'air trembler autour d'elle. Elle change.
Le moment le plus difficile à vitre. Supporter la douleur du changement n'est pas à la porter de tous. Je détourne le regard, lui laissant l'intimité requise. Personne n'aime être observer alors que les hommes craquent sous la peau et que la douleur envahit chaque parcelle de notre corps.
J'entends la respiration, humaine, de ma compagne. Je m'approche d'elle sans pour autant la toucher. La peau est encore trop sensible. Des mots arrivent à sortir de sa gorge. Je m'agenouille devant elle et fait mine de caresser sa joue sans encore la toucher.

- Chuuut. Ce n'est pas de ta faute. Tu n'es pas responsable de ce carnage.

Elle tente de se redresser et échoue, trop faible après ce premier changement volontaire.
J'enlève mon t-shirt et lui enfile doucement, la laissant passer à son rythme les bras dans les manches avant de la porter dans mes bras, la collant contre mon torse.

- Reposes toi petite louve, tu en as besoin. Je vais nous faire partir d'ici.

L'air froid me picote la peau et la neige me brûle les pieds mais j'avance sans ciller, bien décidé à rejoindre ma voiture, malgré les kilomètres qui nous en sépare. Heureusement, je vais en gagner quelques un en ne passant pas par le village.
J'embrasse le front de ma compagne avant d'entamer ma petite randonnée hivernale. L'aube peine à se lever et c'est tant mieux, nous serons moins facilement repéré même si je doute que grand monde rôde dans le coin.

***

J'aperçois enfin la voiture, toujours à sa place sur un vieux sentier forestier. Je fouille la poche de mon jean et défait la pression de sécurité qui permet d'éviter quelle tombe de la poche avant d'ouvrir le coffre.
Nous n'avons pas croisé âme qui vive. La nouvelle du carnage au village n'a pas encore du être arrivé à la population, je ne sais pas et tant mieux. Ce village semblait être une communauté retirée. C'est triste, mais tant mieux pour nous.
Je dépose délicatement Aya dans le coffre immense de ma voiture et me dépêche d'aller lui chercher un pantalon de jogging, certes trop grand pour elle et de lui tendre, ainsi qu'un sweat. Je regarde au alentours, toujours aux aguets.
Je m'habille aussi et sors les barres protéinés qu'elle adore, ainsi que de la viande séchée.
Puis je l'invite à s'installer côté passager et je ferme la voiture, enclenche le contact et le chauffage. L'hiver sans une fourrure de loup n'est pas des plus agréables.

- Mange un peu, il va nous falloir des forces. Après on s'en va. Il faut quitter l'Amérique du Nord et s'éloigner du marrok.
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MessageSujet: Re: The pain of a new life [PV Qahtan] - Terminé  Lun 19 Déc - 17:51

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Devoir communiquer avec mon autre moi me demande des efforts qui me semblent insurmontables par moment. Non que cela me soit impossible, mais bien parce que je n’accepte pas ce que je suis devenue suite au combat. Sans l’arrivée de mon compagnon, je serais morte à cette heure-ci. Je ne sais toujours pas si c’est une bonne chose ou non. Surtout quand je découvre que ma louve est une dominante, ce qui ne me surprend pas plus que cela, et qu’en plus, elle est plus dominante que Qahtan. Cela risque rapidement de poser souci si je ne parviens pas à la contrôler. En toute logique, dès que certains auront eu vent de mon changement, un lycan bien particulier sera lancé sur mes traces pour mettre un terme à mon existence. Les lycans sont machistes par nature, et les femelles reléguées au second plan. Je me suis toujours demandé pourquoi sans vraiment chercher à comprendre. Après tout, j’étais humaine et cela ne me concernait en rien. J’ai beau savoir qu’une femme peut être aussi efficace qu’un homme dans certaines situations -il n’y a qu’à voir ce dont je suis capable-, je n’ai jamais été de celles qui prônent l’égalité à tout-va. Maintenant, c’est un problème bien réel qui ne fait que s’ajouter au reste finalement. Je trouvais déjà ma situation désespérée, autant dire que là, je touche le fond. Je ne crois pas avoir été aussi bas, pas même quand j’ai failli récemment mourir. Sous l’influence de mon compagnon, et pare que je sais qu’il a raison, je m’oblige donc à dialoguer avec ma part lupine qui découvre, à sa grande surprise, que je dispose d’un caractère bien trempé et qu’elle ne me fera pas faire ce qu’elle veut. Ce qui a tendance à l’agacer, jusqu’à ce que je cherche à prendre sa place. Entrer en négociation ne m’est pas habituel, même si je sais le faire le cas échéant. C’est dont après une longue discussion intérieure que je finis par la convaincre et que le changement s’inverse. J’ai toujours entendu les lycans dirent que c’était une phase douloureuse, je ne peux que le confirmer. Je finis malgré tout par reprendre forme humaine, épuisée, incapable du moindre mouvement pour le moment tant mon esprit peine à accepter ma nouvelle condition. Sans compter que ma louve n’est pas forcément ravie et qu’elle est encore bien présente en moi.

Mes premiers mots trouvent un curieux écho chez mon compagnon qui se contente de me répondre que rien n’est de ma faute. J’en doute, mais je ne suis pas en état de lui opposer la moindre réplique. Le froid mord ma peau nue encore trop réceptive à mon goût. Je resterais bien allongée là, dans la neige, à attendre pour voir si le froid n’aura pas raison de moi. C’est sans compter sur Qahtan qui finit par me passer son tee-shirt avant de me soulever de terre. Dans ses bras, je me laisse aller, cherchant encore comment faire pour que mon autre moi ne se fasse pas trop envahissante dans mon esprit. Autant dire qu’elle n’est pas franchement coopérative sur le sujet. Elle est curieuse de tout et cherche aussi à comprendre comment nous pouvons être deux dans un seul et unique corps. « Comme tu veux… » S’éloigner du village à tout prix, cela me va. J’ai encore l’odeur du sang en tête, ainsi que le spectacle d’horreur offert par ce maudit lycan. Si je le retrouve un jour, je le tue sans chercher à comprendre. Nous commençons une longue randonnée, mais rapidement, je ferme les yeux, me laissant simplement bercer par les mouvements de mon compagnon. Plus aguerri que moi, je n’ai d’autre choix que de m’en remettre à lui. Je ne réalise même pas qu’il reprend la direction d’Aspen. Ce n’est qu’après une longue route que nous arrivons à sa voiture. Je me retrouve une nouvelle fois dans le coffre avant qu’il ne me tende de quoi me vêtir plus chaudement. Je passe le pantalon et le sweat sans prononcer le moindre mot, toujours occupée par le conflit intérieur que je suis en train de vivre. La tenue est trop grande pour moi, mais elle m’apporte une chaleur appréciable. Une fois glissée à la place du passager avant, je fixe les barres qu’il me tend tout en l’écoutant. Ainsi don, il sait le sort réservé aux louves jugées trop dominantes. Je lui chipe un morceau de viande séchée, même si je n’en raffole pas, histoire de calmer un peu ma louve. Il semble que cela fonctionne puisqu’elle va se poser ensuite, me laissant un peu de répit.

Lentement, j’avale les barres tout en mettant un semblant d’ordre dans mon esprit. Ce qui n’est pas forcément évident dans l’immédiat. Le sud… Pourquoi pas, mais je doute que cela suffira pour en tenir certains à distance respectable. Enfin, il y a plus urgent pour moi dans l’immédiat. Dans toute cette folie, je sais que les soumis ont été sauvés, ce qui me suffit amplement. Mais, il y a encore une chose que j’ignore. C’est le sort de l’armurier. « Dezrodnov est-il rentré à Aspen ? J’ai réussi à le mettre à l’abri et à le soigner sommairement, mais rien de plus. Je ne sais pas comment guéri un lycan. J’ai retiré les balles et je l’ai laissé avec de quoi manger en quantité suffisante. Je ne pouvais pas m’attarder. » Non, j’avais autre chose à faire, décimer cette organisation qui a fait de moi ce que je suis aujourd’hui. Enfin, ce que j’étais puisque la donne a changé. Et pas qu’un peu cette fois. Me voilà devenue immortelle et bien plus puissante que je l’ai jamais été auparavant. Il va falloir que j’apprenne rapidement à gérer cela si je veux éviter de nouveaux dérapages. N’étant pas un modèle de stabilité, ne l’étant plus en fait, je redoute les jours qui vont venir. De ce que j’ai pu apprendre, les nouveaux lycans sont sujets à des sautes d’humeur les premiers temps, et le fait d’être plus dominante que mon compagnon n’est pas fait pour me rassurer. Je réfléchis aux propos de mon compagnon. Il faut trouver un lieu assez vaste pour pouvoir s’y dissimuler, mais aussi conséquent en nourriture afin de ne pas éveiller les soupçons. Une chance pour moi, j’ai bien appris mes leçons. Et oui, j’en ai eu d’autres que celles qui visaient à faire de moi une tueuse sans âme, ni sentiment. « La forêt amazonienne alors. Je mets quiconque au défi de nous retrouver une fois sur place. Elle s’étend sur plusieurs pays, il suffit de choisir le bon endroit pour s’installer, pas trop près d’une grande ville, mais pas trop loin non plus. » Mentalement, je dessine une carte de l’Amérique du Sud dans mon esprit. Il y a des pays à éviter tout de même. Un seul semble correspondre à des critères suffisants de sécurité. « Le Pérou me semble le plus indiqué, c’est un gouvernement à peu près stable et les habitants vivent encore au rythme des légendes dans certains endroits. Ce qui devrait nous permettre de ne pas trop attirer l’attention sur nous. » Où exactement, je n’en ai pas la moindre idée. Y arriver en vie et sans casse semble déjà relever du miracle pour le moment, donc je préfère procéder par étape. « Si nous devons partir, il faut le faire maintenant. Je me doute bien que ma mise à mort a déjà été décidée à partir du moment où les prisonniers sont revenus à Aspen. Tu sais, tout comme moi, qu’il ne prendra pas le risque de me laisser en vie cette fois… » Oui, le marrock n’était déjà pas des plus avenants à mon encontre, ma petite démonstration de forces en tant que « guerrière » aura certainement suffit à le convaincre de son bon droit de décider de mon sort. Malheureusement, je ne peux plus lui objecter que je suis humaine et que je ne suis donc pas obligée de me plier aux lois lupines. Sans compter le rejeton qui ne demande que cela depuis quelque temps déjà. Alors oui, autant partir loin et sans perdre de temps. Ensuite, j’aviserai de ce qui est bon pour moi ou non, en espérant que mon compagnon me soutiendra quelle que soit ma décision.

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Qahtan Al MujahidLycan
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MessageSujet: Re: The pain of a new life [PV Qahtan] - Terminé  Jeu 29 Déc - 13:22

Nous mangeons, tentant de reprendre les forces qui nous ont quittés ces dernières heures. Je suis content de voir qu'elle mange aussi un peu de viande, elle mange pour deux maintenant et l'une de ses facettes est plutôt carnivores. Elle arrivera rapidement à s'y faire, je l'espère. Ça semble bien parti en tout cas.

- Aleksander ? Je ne sais pas. A Aspen j'ai déposé les soumis à l'hôpital et je suis reparti directement, je ne voulais pas perdre une seconde, connaissant ta capacité à te cacher.

Je l'embrasse sur le front.

- Si tu as bien enlevé tout l'argent et laissé de la nourriture près de lui et si quelqu'un le retrouve rapidement, oui il a peut être une chance. Il est très dominant et il a une compagne, une raison pour se battre, ça lui fait augmenter un tantinet son espérance de vie. Vu sa carrure aussi ça m'étonnerait qu'il se laisse faire comme ça. 

Il faut dire que ce loup très dominant est relativement ... impressionnant physiquement parlant. Toutefois avec une façon de penser un peu trop tranchée et archaïque à mon goût, pas que je sois avant-gardiste mais tout de même. Je me demande si nous allons vivre en couple solitaire ou si nous arriverons à créer une meute. Je sais que mon loup a besoin des siens pour trouver son équilibre. Même si pour notre compagne nous pourrions bien endurer quelques années sans une meute. Je ferme les yeux et écoute Aya. Je suis épuisé. 

- Le Pérou me semble une bonne idée. Pas la porte à côté, ça nous prendre un peu de temps. Et il va falloir nous équiper un peu. Nous ferons ça après la frontière ce sera plus discret. Allons-y.

Je me redresse sur mon siège et met le contact, reculant la voiture. Il ne faut pas perdre de temps. Nous avons de très très longues heures de route qui nous attendent. 

- Nous allons déjà nous éloigner de ce coin, prendre les voies rapides et on s'arrêtera dans un petit patelin si possible sans caméra de surveillance. Je te conseille de dormir deux heures puis tu prendras le relais. J'ai du liquide dans la voiture comme ça pas de traçage à la carte de crédit.

Je tends à ma compagne mon téléphone.

- Fais en sorte qu'ils soient inutilisables s'il te plait et balance les. Tant pis pour l'écologie pour une fois. Je ne tiens pas à avoir Charles à nos trousses trop facilement.


La voiture avale les kilomètres et j'allume la radio pour écouter les infos, redoutant quoi que ce soit sur une tuerie dans un village ou dans une ferme (bien que je fasse confiance à The Order pour faire disparaitre toutes traces de massacre à la ferme.). Le village toutefois c'est autre chose. Rien pour l'instant. Tant mieux. Je roule, luttant parfois pour ne pas m'endormir.
Après deux bonnes heures de route je quitte la voie rapide et m'engage dans un village tranquille. Il est temps de changer de conducteur et acheter de quoi manger. J'intime à Aya de rester dans la voiture, The Order est un peu trop virulent à mon goût pour la laisser s'exposer.
Le petit magasin est un dépanneur avec un peu de tout. J'en profite en plus de la nourriture pour prendre des vêtements pour Aya et des baskets toutes simples. Un réchaud, des allumettes, de quoi camper en somme pour ne pas attirer l'attention.
Je reviens à la voiture, laisse ma louve prendre le volant et tente de rattraper mes heures de sommeil en retard.
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MessageSujet: Re: The pain of a new life [PV Qahtan] - Terminé  Jeu 29 Déc - 20:01

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Au chaud dans la voiture de mon compagnon, je tente de remettre un peu d’ordre dans mon esprit mis à mal par ma nouvelle nature. Autant dire que c’est plus simple à dire qu’à faire. Pour le moment, je n’ai qu’un contact infime avec ma part lupine et je m’en contente. La seule chose qui change réellement, c’est que je me force à manger autre chose que mes barres habituelles pour la contenter aussi. Hors de question qu’il ne lui reprenne l’envie d’aller se nourrir sur un cadavre. Surtout maintenant que je la sais plus dominante que le loup de Qahtan. Même si, normalement, vu que c’est mon compagnon, il ne devrait pas y avoir de souci. Rapidement, il nous faut prendre une décision pour notre avenir. Impossible de regagner Aspen et nulle part où aller se réfugier malheureusement. Rapidement, nous en arrivons à la conclusion qu’il nous faut partir le plus loin possible. Entre l’expérience de mon compagnon, et mes connaissances géographiques, notre choix s’arrête sur le Pérou, seul pays à peu près stable en Amérique du Sud. Et surtout, non soumis à la loi du marrock, ce qui est une excellente chose me concernant. Reste que je ne sais pas ce qu’il est advenu de l’armurier après mon départ. Qahtan affirme qu’il avait une bonne raison de rester en vie, je l’espère même si nos relations n’ont jamais été au beau fixe. Il ne méritait pas de mourir ainsi, pas à cause de mes anciens camarades. Je suis en partie perdue dans mes pensées quand mon compagnon me glisse son téléphone entre les mains. Il a raison. Ni une, ni deux, je le détruis, le mien ayant été abandonné en pleine forêt. Je mets les morceaux dans la boite à gants, je les jetterai plus tard, quand nous aurons trouvé une poubelle. « Je ne tiens pas non plus à le voir débarquer. Et encore moins à devoir l’affronter. » Écoutant mon compagnon, je me laisse aller contre lui pour dormir un peu. Difficile à faire vu mon état, mais je finis par sombrer dans un sommeil profond. C’est l’arrêt de la voiture qui m’en sort un peu brutalement. Je comprends rapidement la raison de notre arrêt. Devoir rester dans la voiture fait râler ma louve, mais je n’y prête pas attention, plus occupée à surveiller les alentours qu’autre chose. Il n’y a pas que les lycans qui sont à craindre désormais, mais aussi The Order dont les chasseurs sont un peu partout dans le pays. J’en profite pour avaler un peu de viande séchée, consciente qu’il va falloir que je m’y fasse rapidement pour contenter l’appétit de ma part lupine. Cela lui fournir un excellent dérivatif en prime qui fait qu’elle accepte de rester tranquille. Avisant une poubelle, je me glisse hors de la voiture en voyant mon compagnon revenir vers nous, allant y déposer ce qui reste de son téléphone. Je ne m’attarde pas, remontant rapidement dans la voiture.

Une fois changée, avec des vêtements à ma taille, ainsi que des chaussures, je prends le volant pour que mon compagnon puisse se reposer à son tour. Je suis scrupuleusement ses instructions, veillant à ne pas rouler trop vite malgré tout pour ne pas attirer l’attention sur nous. Surtout qu’il ne doit plus se souvenir que je n’ai pas de permis de conduire. Je finis par quitter les grands axes pour emprunter les routes secondaires, plus pratiques pour nous arrêter si besoin. Et surtout bien moins fréquentées, ce qui devrait limiter les rencontres problématiques. Du moins, je l’espère. Je roule depuis un bon moment déjà quand mon compagnon se réveille. Le pauvre, il avait pas mal de sommeil en retard visiblement. Je lui tends le sachet de viande séchée, en prenant un morceau au passage. Ma louve semble en raffoler et m’en réclame régulièrement. « Est-ce que la faim est toujours présente pour un lycan ? Parce que là, il y en a une qui n’arrête pas de me réclamer à manger depuis un moment. » Je n’envisage pas changer de sitôt pour lui permettre de chasser de nouveau. J’ai déjà eu beaucoup de mal à reprendre forme humaine, rien ne me garantit pour l’heure qu’elle me laissera faire une seconde fois. Reste que la nourriture est un sujet sensible chez moi et qu’il va falloir que je compose avec désormais. Ma louve va se faire plaindre auprès de son compagnon. Je n’y crois pas ! Il ne manquait plus que ça. Pire qu’une gamine mal élevée et têtue avec ça. Ce qui me fait angoisser pour la suite, car je doute toujours parvenir à la contenir dans l’avenir. « J’ai peur… » De l’avenir, de ce que je suis devenue, des dégâts dont je suis désormais capable. Rien de rassurant en somme et fuir ne fait qu’augmenter mon malaise. Peut-être que si nous étions retournés à Aspen, il aurait accepté de me donner une chance. Je sais bien que non malheureusement. Tout comme je n’ignore pas qu’un lycan nouvellement né doit être entouré d’une meute pour se familiariser avec sa nouvelle identité. Je ne doute pas de mon compagnon, ni de l’aide qu’il peut m’apporter, mais je doute de moi tout simplement. Ce qui est, à mes yeux, bien pire que tout le reste.

Je finis par garer la voiture sur le bord de la route, descendant pour me dégourdir un peu les jambes. Il n’y a rien à des kilomètres à la ronde. L’endroit est désert, ce qui me va à la perfection. Le regard tourné vers la lune, je soupire doucement. Si seulement c’était ce que j’avais voulu… Mais non, le destin m’a encore joué un tour à sa façon, histoire de me compliquer encore un peu plus l’existence. « Il se passera quoi si je n’arrive pas à me contrôler ? Tu as vu de quoi je suis capable. Je n’ose même pas imaginer l’étendue de mes capacités nouvelles. » Les cavaliers de l’Apocalypse réunis feraient sûrement moins de dégâts que moi. « La femme, dans le bureau, c’était ma mère. Je la croyais morte, mais ce n’était qu’une mise en scène pour me convaincre d’adhérer à leurs idées afin de poursuivre mon entraînement. Visiblement, ils ont pensé que cette méthode leur assurerait mon entière coopération. » Je n’ai aucun remords, quand je parle d’elle, dans la voix. Elle m’a trahie, a fait de ma vie un enfer. Sa mort me laisse indifférente et cela me terrifie. Je finis par aller me réfugier dans les bras de mon compagnon, laissant les larmes couler pour évacuer ce trop plein d’émotions qui m’a submergée ces derniers jours. Ce qui a pour effet d’attirer l’attention de ma louve qui ne comprend pas ce qui peut bien se passer. Malgré ma réticence, et la sienne, je peux la sentir venir en soutien, de façon instinctive. Elle agit ainsi sans vraiment savoir pourquoi, mais elle sait devoir le faire. Bien plus raisonnable que moi par certains côtés de sa personnalité visiblement. Pour la première fois depuis des mois, la fatigue se fait sentir. Comme si j’étais arrivée au bout de ce que je peux endurer sans craindre d’y perdre la raison définitivement. Contre Qahtan, je viens chercher sa force et son calme pour retrouve ma sérénité. Même si ce n’est que temporaire, j’en ai besoin. Je sais que nous ne pouvons pas nous attarder, mais je peine à me raisonner pour remonter dans la voiture. J’aimerais que nous ayons le temps, mais chaque minute passée sur le sol américain représente un danger pour nous. Je le sais et c’est à regret que je finis par remonter en voiture, laissant mon compagnon reprendre le volant. Roulée en boule, je reste collée à lui, ayant besoin plus que jamais de sa présence à mes côtés.

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The pain of a new life [PV Qahtan] - Terminé

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